Le dernier du paquet…

Le dernier biscuit. Ce petit reste de fromage dans la boite. La clémentine solitaire abandonnée. La dernière feuille sur le rouleau…la dernière boite du lot … ou bien ces quelques pièces qui trainent oubliées, ce tube de dentifrice pas tout à fait vivre qui se trouve à deux pas d’un morceau de savon…

Surgit soudain un souvenir d’enfance : Grand-mère récupérait chaque morceau de savon et glissait ces rogatons dans un vieux bas noué et le tout devenait une savonnette qui moussait bien…

Mais quand même !

Pourquoi ne finissons-nous pas ce que nous avons commencé ?

Pourquoi commençons-nous autre chose avant de finir ?

Est-ce une manière d’insouciance, une façon d’affirmer l’abondance ?

Sauf qu’après il faudra jeter…

Si chacun connaît l’art d’accommoder les restes, je jouais autrefois, souvent par nécessité, à ne rien acheter de nouveau tant qu’il restait encore quelque chose dans le placard…

Cela engage l’inventivité même si un temps le régime risque de n’être pas très équilibré… mais pâtes et spaghetti peuvent cohabiter et l’on apprend aussi à considérer les restes avec respect…

Un autre jeu consistera à rechercher le 0 déchet. Ce qui suppose de savoir bien choisir avant…

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