Zone préservée

Si le numérique a su envahir notre vie professionnelle, comme notre vie privée, nous percevons bien l’utilité de quelques garde-fous.
Concernant la vie privée, le droit à la déconnexion doit être clairement affirmé, encore faut-il que nous ne cédions pas nous même à la tentation de consulter l’ordinateur, la tablette ou le smartphone quand ce n’est plus l’heure de travailler.

En ces périodes de fin d’année où chacun ne manquera pas de se faire de belles résolutions, il en est une toute simple à tenir qui ne peut avoir que des avantages : proscrire le numérique de la chambre à coucher.

A la maison, il y avait au moins deux smartphones et parfois un mini-ordinateur portable posés jusque là sur la table de nuit.
Bien que déjà réglés sur l’option visant à ne pas être dérangé la nuit, outre l’effet problématique d’ajouter des ondes en proximité de tête de lit, la présence de ces appareils était bien source de perturbations : tentation de consulter la machine y compris lors des phases de réveil ou d’insomnie, parasitage de la communication dans le couple et d’une certaine façon par ce lien symbolique vers l’extérieur, rupture de l’intimité et de la capacité à lâcher totalement prise.

Oui, s’il est une pièce de la maison à préserver pour soi et pour l’autre, c’est bien la chambre à coucher !
Pour l’heure, un bon petit réveil classique fait l’affaire.

Une « reconquête » facile à opérer avec un petit sentiment de liberté perceptible d’emblée.

Nota : il n’est pas mal, en le faisant avec délicatesse ou humour, d’inviter les visiteurs comme les cow-boys autrefois déposaient leurs armes en arrivant au saloon, à déposer leur smartphone à l’entrée de la maison. Pas mauvais pour mieux communiquer !

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